Melanie Diener, souffrante, est remplacée par la soprano polonaise Aga Mikolaj.
Dvorák avait son public en Angleterre – il s’y rendit 9 fois ! – et c’est pour lui qu’il écrivit son Requiem. Il aborda cette forme musicale dans un esprit de concert et non plus comme une œuvre d’église. Berlioz, Verdi et Brahms lui avaient ouvert le chemin. Wagner aussi était venu. Toutes ces influences donnent à l’œuvre de Dvorák sa magnifique plasticité. Moins qu’une succession de tableaux dramatiques, son Requiem part de l’Ancien Testament pour aller vers le Nouveau, il s’éclaire et s’apaise dans ce mouvement. Chœur et solistes se combinent avec beaucoup de subtilité pour donner l’impression d’un chant qui est à la fois ample et individuel, panorama et à bout portant.